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RITUELS DE PASSAGE

Les rites qui marquent des étapes importantes dans notre vie doivent être réactivés ou réinventés.
C'est ce qui manque aux jeunes en quête de repères et de "remères" aujourd'hui.
C'est ce qui manque à l'adulte pour pouvoir bien faire son deuil
afin d'accepter de renaître, sans regrets, sans nostalgie et avec
la certitude d'une vie à vivre et pas à subir.
Gwendoline

Hello my lovely daughter !
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Pour tous renseignements sur ces rituels que je propose, vous pouvez me contacter soit au n° 00/32-2-660.67.71. soit par mail gwendoline_13@hotmail.com (fonctionne hors site)
Quelques Rites oubliés... Et réactivés...
...Rituel de Passage pour la Jeune Fille... Que s'est-il passé pour qu'une fête aussi importante que celle-ci disparaisse comme une petite soeur honteuse dans notre culture ? Et pas que la nôtre d'ailleurs ! Les peurs du père - face à sa fille qui à la puberté devient une petite femme - sont légion. Considérée comme dangereuse de par son énergie fluctuante et cyclique, c'est souvent par amour pour ce père craintif et pour l'homme plus tard que la jeune fille va maîtriser cette énergie et la retourner contre elle. Et elle finira par considérer ce moment privilégié comme un inconvénient majeur. Elle ne se rendra pas compte qu'elle se coupe de sa nature sauvage et finira par occulter complètement ce pourquoi elle est ici et maintenant. Quand elle est réglée, la femme est porteuse de la mémoire du monde, pas d'un enfant, elle donne la direction à suivre entre l'homme et l'esprit, elle est un pont, elle en est l'âme. En faisant abstraction évidemment des femmes qui ne veulent pas d'enfants et accueillent leurs règles avec soulagement, ce qui n'est pas plus équilibré, j'ai vu très souvent des femmes refuser ce moment d'intériorité pour finalement transmettre à leur fille la reproduction des mêmes schémas. Je voudrais vous partager quelques exemples sur le sujet que l'on rencontre dans l'histoire de la création du monde, dans les contes et dans la publicité : dans l'histoire de la création du monde... "Dieu avait demandé qu'on ne toucha pas l'arbre porteur de belles pommes rouges. En désobéissant à Dieu, Eve et Adam se voient chassés du Paradis." L'arbre de vie, Eve* le connaît, c'est l'identification de son corps. Le serpent lové dans l'arbre, elle le connaît aussi, c'est l'énergie féminine qui l'habite (la shakti). Et la pomme rouge, entre toutes les pommes rouges qu'elle cueille, lui enseigne qu'elle est le mouvement cyclique de l'univers et apte à transmettre une connaissance ésotérique qui dévoile le côté féminin de Adam. En voulant faire partager ce savoir à Adam, quand elle lui offre la pomme, elle se positionne comme étant la rivale de Dieu et le couple est chassé du Paradis. Voilà une autre version de la création qui vaut bien qu'on s'y attarde, en tenant compte du fait que les deux histoires sont des métaphores et que l'ancienne version a été écrite par les hommes dans l'ancien testament. Je ne vous demande pas de juger ce que je viens d'écrire mais simplement d'y réfléchir... dans le conte... "Les onze fées formulèrent chacune leur voeu quand la méchante fée arriva. Celle-ci, furieuse de ne pas avoir été invitée à la naissance de l'enfant, lui jeta un sort : à sa qinzième année, elle se piquerait à un rouet et s'endormirait pour toujours. La treizième fée adoucira le sort en le réduisant à 100 ans de sommeil. Le père ordonna que tous les rouets du Royaume soient détruits. Pourtant, quand vint la fête de ses 15 ans, lors d'une partie de cache-cache, la Belle ouvrit une porte où une vieille femme et son rouet l'attendaient. Elle l'invita à filer la laine et la Belle se piqua le doigt, une goutte de sang apparut et elle s'endormit dans un profond sommeil pour cent ans. Les années passèrent et un beau prince charmant vint réveiller la jeune fille..." Voilà bien la caricature d'un père qui empêche sa fille de devenir une femme ! Il ordonne que tous les rouets soient détruits, alors que le rouet est le mouvement perpétuel de la vie (Ghandi). C'est aussi la femme qui tisse les liens de la vie. Si nous nous référons à l'époque du conte, la quinzième année correspond au premier écoulement sanguin et si d'après notre expérience de femme la période des règles dure environ 7 jours de repos recommandé, elle peut très bien correspondre aux 100 ans de sommeil. La voilà réveillée par un prince charmant qui lui, correspond à cette période où, après les règles, la femme est en possession de toute son énergie masculine. Il est à noter que le conte a subi beaucoup de modifications au cours des siècle, on peut remercier Walt Disney d'y avoir contribué ! Le conte de la Belle au Bois dormant est facile à déchiffrer, si je revisite le conte de Blanche-Neige et de Cendrillon, je peux constater que le fonds reste le même : le contrôle de la jeune fille pour l'empêcher de vivre pleinement sa féminité. dans la publicité... "Nous étions à la fin de l'année 2001 : une nouvelle marque de café révolutionnait la vie d'une jeune fille qui devait avoir dans les quinze ans. Comme elle était en train de déguster son nouveau breuvage, une "vieille et laide sorcière" fit irruption dans sa soirée et lui présenta une belle pomme rouge à la place du café. Mais les temps ont bien changé, Blanche-Neige était fragile alors que notre petite jeune fille, forte de cette image masculine trop longtemps véhiculée, envoya un énorme coup de tête à cette pauvre sorcière qui se retrouva au tapis". Voyez-vous, l'histoire se répète depuis des millénaires sous des formes différentes et selon l'époque dans laquelle on vit. Alors que faire si ce n'est de réinventer le rite de passage soit dans un cercle de femmes, soit en famille en insistant sur la présence du père. Ainsi la jeune fille sera respectée et honorée dans ce qu'elle a de plus sacré, son cycle qui, sans lui, ne pourrait ni recevoir, ni donner la vie.
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... Rituel de deuil pour un avortement, une fausse couche...
Une infirmière me confiait un jour... Quand une femme a mal pendant l'avortement, cela veut dire que dans son for intérieur, ce bébé, elle avait envie de le garder. J'ai entendu plusieurs témoignages de femmes qui n'avaient rien senti mais m'en parlaient les larmes aux yeux, car la blessure se situait au niveau de l'âme... Les raisons et le choix de mettre fin à une grossesse, sont multiples et je n'ai pas pour objectif de les énumérer. Il y a des paramètres, indépendants de notre volonté qui font qu'un jour une petite vie est mal venue : pas au bon moment, pas avec la bonne personne, pas après ce qui s'est passé, pas dans ces conditions, ou trop tôt, ou trop tard, etc... L'âme, intelligente et fine, perçoit le mal-être, les peurs, l'inconfort de sa nouvelle demeure, l'inhospitalité du lieu et peut-être même, l'erreur de lieu... Alors, soit elle décide de partir, ce qui provoque une fausse couche, soit elle est priée de s'en aller ce qui mène à l'avortement. Dans les deux cas, il y a toujours un deal entre l'âme et la mère. Je pense que d'une façon instinctive et d'abord pour perpétuer la race, une femme qui fait une fausse couche ou met fin à sa grossesse, culpabilise toujours inconsciemment de ne pas avoir donné la vie. Cela fait partie du matrimoine familial et de sa mémoire cellulaire. Pourtant, il n'y a pas de coupables, ni de victimes. Cela s'inscrit dans un plan plus vaste que notre petite personne et la reproduction des histoires familiales pèsent souvent sur le comportement d'une future mère qui va agir, inconsciemment, comme un membre de sa famille ou à l'opposé de celui-ci. Ce que je trouve important, c'est de comprendre l'histoire dans laquelle nous sommes nés. Dans un deuxième temps, c'est de finaliser les choses. Le fait de porter une attention à cette âme, de lui donner une identité, un prénom, de la remercier d'être venue dans ce corps et de la guider vers la lumière, celle d'où elle est issue, va grandement modifier les choses. La voilà libre de retrouver le sens d'une vie nouvelle. Pour les parents, les voilà délivrés de cette culpabilité qui pourrait petit à petit provoquer une souffrance intérieure, une tristesse ou une colère profondes. Pour l'enfant à venir après, si tel est le projet, il ne portera pas les stygmates de celui qui n'a pas eu la chance de naître avant lui. Il n'est jamais trop tard pour poser cet acte, même 20 ans ou 30 ans après. La mémoire cellulaire circule de générations en générations et afin que les événements ne se répètent pas, le rituel de deuil prend tout son sens : reconnaître l'âme qui a pris forme dans ce corps, lui donner un prénom et l'aider à s'en aller. C'est aussi reconnaître le caractère sacré de la démarche. De tout temps les rituels ont ponctués la vie des êtres humains, afin de créer des liens qui unissent la terre au ciel, de jeter une passerelle entre le monde visible et le monde invisible sur laquelle dans ce cas-ci, l'âme aura la joie de s'engager vers de nouveaux horizons...
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... Rituel de passage à la Ménopause...
Parfois la ménopause est considérée comme un signe de déclin, d'inutilité croissante et annonciatrice de mort. Mais elle représente l'occasion d'une plus grande satisfaction et la possibilité de vous exprimer davantage. Loin d'être une période de retrait, c'est une nouvelle vie qui s'offre à vous. Loin d'être un temps creux entre vie dite active et vieillesse tout à fait inactive, cette période apparaît comme le temps des chances spirituelles, le temps pour être enfin soi-même et pour donner peut-être le meilleur de soi-même. En célébrant votre rite de passage ménopausique, vous montrez que vous accueillez favorablement la disparition de votre cycle et l'éveil à votre monde intérieur. Vous devenez la guide des âmes et ce changement intervient dans votre conscience et votre vie, tout en s'adaptant à votre personnalité. Comme l'enfant, la femme ménopausée oriente toutes ses énergies créatrices dans une seule direction; mais contrairement à l'extériorisation de l'enfant, la ménopause entraîne une intériorisation. Si l'enfant présente un profil énergétique linéaire et la femme réglée un profil cyclique, par contre la femme ménopausée présente celui d'un point ou d'une source. De cette source créatrice divine émane la spirale symbolisant la lignée familiale. C'est le temps de transmettre votre expérience en manifestant à tous, amour, sollicitude et sagesse, non par votre passé de mère, si vous l'avez été, mais comme initiatrice à la conscience spirituelle.
"L'originalité de chaque démarche spirituelle : Il n'y a de vie spirituelle que particulière, concrète, originale. A proprement parler, on ne fait pas d'exposé général de la spiritualité, un traité en bonne et due forme. La littérature spirituelle traditionnelle préfère la poésie, les aphorismes (courtes phrases souvent paradoxales), l'humour, les paraboles, les histoires évocatrices... Tout ce qui éveille, réveille, dérange, interroge - la parabole est souvent une enigme. Dans le domaine de la communication spirituelle, l'oral est, de très loin, le meilleur support. Car on ne déploie pas un paysage intellectuel, on donne envie de se mettre en route, de partir à la découverte. De quoi ? De soi-même et du mystère qui se cache en soi. Par définition, cela ne s'énonce pas avant d'être découvert. Et ce qui a été découvert par l'un n'existe pour l'autre que s'il le découvre lui-même, au moins le pressent. L'étonnement : "A mon âge, je ne m'étonne plus de rien" ! Comment peut-on se croire parvenu au-delà de toute surprise ? Je pense à certains portraits d'hommes "arrivés" : figés dans leur posture, regard éteint, visage clos, une hautaine ironie aux bouts des lèvres. La suffisance en effigie : "je sais, je connais ça" ! Ils croient tout connaître, mais ils ne connaissent plus les joies qui emportent l'âme. L'expérience de la vie devient un bouclier contre la vie, contre le choc du réel. On se dit blindé, on n'ose pas avouer qu'on se protège frileusement contre des blessures encore possibles. Mais qui refuse le risque des blessures refuse par là même la venue de la Joie. Avouer sa peur d'être de nouveau meurtri, sa peur d'être encore trompé serait la voie du salut, c'est-à-dire la voie d'une vie encore à vivre. Il n'y a pas de honte à se mettre à l'abri quand on a mal, et le déprimé doit se garder des coups s'il veut guérir. Mais même le déprimé peut apprendre à "sortir" à apprivoiser les réalités de sa vie, à condition de se prendre doucement par la main, de trouver son rythme de contact, de repérer les chocs qui font mal et les douceurs qui ferment les plaies, afin de récupérer la capacité de s'étonner qui est, à mon avis, la clé de la spiritualité à tout âge mais particulièrement aux alentours des 50 et 60 ans. L'âge des miracles : Je prends le mot "miracle" en son sens originel : mirari, s'étonner. Ce qui nous met en extase, ce qui retient une attention intense, surtout à l'âge de la maturité car nous savons que cela ne se reproduira plus pour nous. L'éclipse totale d'août 1999 en Normandie : un soleil noir auréolé d'or régnant un instant sur une terre d'ombres. Et au retour du "jour", les adultes s'esclaffant comme des enfants, se congratulant comme des rescapés, trinquant comme pour une naissance. Unique ! Un matin pluvieux, une nichée d'écureuils gambadant sur le rebord de la fenêtre. Ils ont grimpé par la vigne vierge gorgée d'eau. La mère m'a vu, affolée, mais reste avec ses petits. Eux ne pensent qu'à courir et s'asperger, merveilleux d'agilité et de drôlerie. La surprise m'a cloué sur place; je passais dans le couloir, maugréant contre le temps, et le temps me livra ce spectacle miraculeux : je ne verrai pas cela une deuxième fois. Un soir de festival : Maria Joao Pires joue du Chopin. Où sommes-nous ? L'alliance incroyable de la légèreté et de la passion, de la pudeur et de l'éclat, nous a projeté dans un monde enchanté, un pur miracle d'équilibre qui se met à exister là, réellement sous les doigts de fée de la dame en noir, menue, fragile et infaillible. Un miracle qui va durer deux heures, mais hors du temps. L'exaltation paisible. L'extase en vrai. Ainsi se constitue pour chacun un trésor de miracles qui illuminent la mémoire et entretiennent la flamme de l'étonnement, qui est la vraie sagesse humaine. Parfois on ne peut partager ces joies. L'entourage sourit avec condescendance : "Mon Dieu, que vous êtes bon public !". Après en avoir tant vu, serait-il indécent de s'émerveiller encore ? Ou bien, pour garder aux miracles leur saveur, faut-il peut-être les laisser au secret du silence ? En attendant la relation privilégiée - pas forcément parmi les familiers- qui permet le partage........" (PAUL GUERIN)
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